vendredi 19 septembre 2008

Eoliennes Citoyennes ou pas d'éolienne ?

Eoliennes Citoyennes ou pas d'éolienne ? Pétition

Si vous avez l'énergie...

30 septembre réunion d'information pour projet éolien Hélécine- Hannut – Lincent

Dans le cadre de sa politique de développement des énergies renouvelables, afin de répondre aux exigences fixées par la Région wallonne, Electrabel entend introduire une demande de permis pour le projet de construction d’éoliennes sur le territoire des communes de Hélécine, Lincent et la ville de Hannut, le long de l’E40, en partenariat avec Infrabel.
Conformément au décret organisant l’évaluation des incidences sur l’environnement et à ses arrêtés d’exécution, une réunion de consultation de la population est prévue, en collaboration avec les communes, le mardi 30 septembre 2008 à 20h00 dans la Salle Communale, Place Saint Christophe à 4287 Raccour.
Cette réunion devrait permettre à la population de mettre en évidence les points qui pourraient être abordés dans l’étude d’incidences et le cas échéant de présenter des alternatives techniques pouvant raisonnablement être envisagées par le demandeur et afin qu’il en soit tenu compte lors de la réalisation de l’étude d’incidences.
Nous aurons le plaisir de nous entretenir avec vous de ce projet d’avenir pour notre région et notre environnement.

Personne et adresse où des informations peuvent être obtenues:
Electrabel, Michel Herygers, Boulevard du Régent, 8 - 1000 Bruxelles.
Infrabel, call-center: 0800 55 000 - info.projets@infrabel.be

Vous avez l'énergie ?

dimanche 10 août 2008

Eoliennes, les communes aux commandes

84 éoliennes constellent aujourd’hui le territoire wallon. Elles produisent 320,98 GWh [1], soit l’équivalent de la consommation de quelques 100.000 ménages wallons [2] ! En outre, 114 turbines réparties dans 17 parcs ont reçu un permis et seront bientôt mises en service, tandis qu’une cinquantaine de projets, à divers stades de la procédure, sont actuellement en cours… L’objectif indicatif fixé par le programme énergétique wallon de 370 GWh/an [3]

On ne peut bien sûr que se réjouir de ce succès… Certes, à elle seule, l’énergie éolienne ne nous permettra ni d’atteindre l’objectif que nous nous sommes fixés dans le cadre du protocole de Kyoto, ni de remplacer le nucléaire. Toutefois, couplée à une politique de maîtrise des consommations et au développement d’autres énergies renouvelables, elle apporte une contribution utile au défi de notre approvisionnement énergétique [4].

Mais… il y a un MAIS. Force est de constater que le potentiel éolien n’est pas optimisé : certains projets autorisés aujourd’hui ne sont pas les plus efficaces sur le plan énergétique mais compromettent la réalisation d’autres parcs pourtant plus intéressants de ce point de vue.

Lire la suite de l'article de Sophie Dawance: Vent frais pour l’éolien… Et si les Communes prenaient la main !

Absence de stratégie en matière d’implantation éolienne

Et si les collectivités locales jouaient un rôle phare en matière de développement éolien ?

Un cadre régional

Au bénéfice de tous

[1] En prenant pour hypothèse que les éoliennes wallonnes fournissent de l’électricité pendant 2200 h/an.

[2] En considérant qu’un GWh correspond à la consommation annuelle de 300 ménages.

[3] Près de 150 turbines d’électricité produite à partir d’éoliennes pour l’horizon 2010 sera donc largement atteint, voire même dépassé...

[4] Au niveau de l’énergie « grise », les processus de fabrication, d’installation et d’entretien des parcs éoliens sont parmi les moins énergivores des systèmes de production d’énergie. En trois mois, en région wallonne, la production d’une éolienne compense toute l’énergie nécessaire à ces processus.

lundi 4 août 2008

Eoliennes dans nos paysages et dans nos vies

LA RÉGION WALLONNE entame la deuxième étape pour inscrire neuf nouveaux sites sur la liste du Patrimoine mondial. (lesoir 5 août 2008, magnifique photo de Guy Focant)

"Le paysage vernaculaire, dessiné par l’homme.

La nature sur la planète ne se préoccupe pas de dessiner des paysages. La nature construit les grands décors. Les animaux sur terre interfèrent très peu dans l’organisation spatiale, ils s’y adaptent.

Seul l’homme, depuis des millénaires, agit et modifie l’ordonnance naturelle. Il défriche, sème, plante, détourne les cours d’eau, trace des chemins, des routes, déforeste, creuse des mines, empile des terres, crée des ports, urbanise et concentre les habitats, les étale, modifie sans cesse le « territoire » avec ou sans plans d’aménagements…" Bernard Delville (lire tout l'article)

lundi 28 juillet 2008

Eolienne Autoroute

Eoliennes : vers quel outil de gestion ?

Où en est le dossier relatif à la construction d’une vingtaine d’éoliennes le long de l’autoroute E 40 ? On se rappelle (Le Soir du 1er février) qu’Electrabel entendait impliquer dans son projet de production d’énergie pas moins de six communes, tant wallonnes que néerlandophones : Hélécine, Lincent, Hannut, Landen, Saint-Trond et Gingelom. Orp-Jauche est venue s’y ajouter pour une éolienne, tandis qu’Hélécine en « recevrait» cinq, soit quatre du côté gauche de l’autoroute en allant vers Bruxelles et une du côté droit. Conformément au vœu du ministre André Antoine (CDH), les demandes de permis devront être globalisées pour les quatre communes wallonnes.
« L’obstacle que pouvait représenter la proximité de la base aérienne de Beauvechain a été évacué, puisque le ministère de la Défense a accordé une dérogation en raison de la présence de l’autoroute, explique le maïeur d’Hélécine Rudy Cloots (UC). En revanche, un nouveau problème est apparu : la création d’une intercommunale commune aux deux régions linguistiques étant interdite par décret, il faudra trouver un autre outil de gestion. » C’est là-dessus que travaille Electrabel, de même qu’à l’élaboration d’un business plan global qui déterminerait l’intérêt de chaque partenaire. « Pour Hélécine, ce projet devrait rapporter entre 50.000 et 60.000 euros par an ». ■ CHRISTIAN.SONON@lesoir.be

Remarques : 5 éoliennes, 50.000 euros par an ? soit 10.000 euros par éolienne, c’est 5% des revenus, c’est Electrabel qui empochent 95%. Les intercommunales peuvent investir dans de la production d’énergies renouvelables, dans ce cas, elles doivent revendiquer 75% du projet. Elles ont les finances et les clients, les citoyens et les riverains du projet peuvent investir le solde. Electrabel dans ce cas ne serait qu’un bureau de développement,. Et pourquoi pas ? propos, Mistch jean-francois
http://www.emissions-zero.com

mercredi 9 juillet 2008

Eoliennes perspectives

Vous connaissez cette image (en noir) qui vous propose une vue en proportion entre un adulte de 1,8 m et une éolienne à 145 mètres. Ce schéma oublie une notion élémentaire de perspective que nous simulons dans le graphique en vert (ci-dessous). En effet, il faut 350 mètres de recul minimum pour installer une éolienne. La perspective est toute différente dans ce cas, l'éolienne est perçue 2x plus petite.

"Seul l’homme, depuis des millénaires, agit et modifie l’ordonnance naturelle. Il défriche, sème, plante, détourne les cours d’eau, trace des chemins, des routes, déforeste, creuse des mines, empile des terres, crée des ports, urbanise et concentre les habitats, les étale, modifie sans cesse le « territoire » avec ou sans plans d’aménagements…" bd




Pour mieux se rendre compte voici quelques montages photos de projets d'éoliennes



Eoliennes ou citoyennes

Wallonie : Le parlement pourra ratifier des permis d’aménagement du territoire, sans recours de riverains auprès du Conseil d’Etat. L’intérêt général primera sur l’intérêt particulier, pour une série de chantiers dits « d’intérêt majeur » stations d’épuration, contournement autoroutier de villes, ETC. (DONT L’IMPLANTATIONS D’EOLIENNES ?)


Retrouvez la carte intéractive en suivant ce lien : carte des sites éoliens de France TheWindPower

Lorsqu’il sera question de « motifs impérieux d’intérêt général », le parlement wallon pourra ratifier des permis pour des projets de grande ampleur. C’est le verdict du vote, la nuit de lundi à hier, en commission de l’Aménagement du territoire. CDH et PS ont voté pour, Ecolo contre et le MR s’est abstenu. Le décret, imaginé par André Antoine, ministre wallon en charge du Développement territoriale (CDH), sera voté en plénière la semaine prochaine. Il prévoit que, pour une série de chantiers dits « d’intérêt majeur » (stations d’épuration, contournement autoroutier de villes, RER, implantation de Fedex à La Hulpe, aéroports, ETC.), il n’y aura plus de possibilité de recours au Conseil d’Etat pour les riverains. Les députés wallons ratifieront les permis délivrés par la Région.
C’est le DAR, pour « Décret d’autorisation régionale », qui porte pour l’instant sur 13 projets, dont plusieurs sont bloqués après avis du Conseil d’Etat saisi par des riverains, isolés ou en associations. Les débats ont été chauds, lundi. Comme ils l’avaient été fin juin, déjà. Ecolo considère ce DAR de « déni de démocratie ». Pour le gouvernement (PS CDH) wallon, c’est le halte-là au phénomène Nimby (Not in my backyard : « Pas dans mon jardin ! »). Comme l’a rappelé André Antoine, désormais, le seul qui peut trancher entre l’intérêt général wallon et l’intérêt du particulier, ce n’est pas ce particulier, ce n’est pas plus le Conseil d’Etat, c’est le parlement régional. Le député PS Edmund Stoffels a ainsi lancé : « Est-ce démocratique de laisser traîner des dossiers pendant vingt ans en abusant des procédures ? » Allusion à ce que même le MR admet : les recours des riverains se basent très souvent sur ce que les défenseurs du DAR qualifient de « détails de procédure » (l’affiche annonçant le chantier est trop petite, il manque un timbre ici…). Comme résumait Serge Kubla (opposition libérale, d’accord avec Antoine sur le fond du décret) dans Vers L’Avenir, hier, « les procédures sont tellement complexes qu’il y a toujours un pointilleux pour trouver une virgule mal placée. On joue alors sur des écarts de procédure légers, qui n’ont rien à voir avec le fond. » Le MR plaidait du coup pour des textes plus simples et pour que le fédéral contraigne le Conseil d’Etat à n’intervenir que lorsque le riverain a « un intérêt réel et légitime » à déposer un recours. ■ Th.F. (LESOIR.be)

L’édito du journal LESOIR : RIVERAIN, CITOYEN, ÉLECTEUR
Comment concilier intérêt général et intérêt particulier ? La question est au coeur du débat houleux que mène le Parlement wallon sur le « décret d’autorisation régionale ». Parce qu’elle est l’essence de la politique, cette équation devrait être le moteur de tous les démocrates, quand ils détiennent les clés du pouvoir. Mais en réalité, elle les paralyse souvent pour de peu avouables raisons électoralistes. La question posée devient dès lors : comment ménager la chèvre et le chou ? Ici : le corps électoral dans son ensemble et chacun de ses membres en particulier. C’est la quadrature du cercle politique. Elle met la peur au ventre des décideurs. Elle les pousse à l’erreur. Ou pire, parfois : à des choix qui n’en sont pas, et qui ne servent… ni l’intérêt général ni l’intérêt particulier, ce qui est un comble. L’aménagement du territoire est un terrain propice à de tels errements. Rien que dans ce journal, il est question du code forestier wallon ou de la construction d’une gare à l’aéroport de Charleroi. A Saint-Nicolas, où placerat- on le parc à conteneurs ? A Mons, la gare de Calatrava aurat- elle un impact écologique négatif ? A Bruxelles, mardi, la commission de concertation qui règle les dossiers d’urbanisme a siégé durant… onze heures. Combien d’atermoiements, de concessions et d’options mièvres ? Même si on peut comprendre, au fond : le riverain-citoyen électeur a le recours facile, souvent pertinent. Mais parfois abusif jusqu’à nuire à l’intérêt général… – comme on y revient. Aux yeux du gouvernement wallon, ces abus justifient donc une « reprise en main » de l’initiative populaire : à l’avenir, des dossiers particulièrement sensibles ou stratégiques échapperont aux sempiternels recours devant le Conseil d’Etat. La nouvelle procédure aura le mérite de l’efficacité. Mais psychologiquement, c’est un désastre. On se plaint à raison du désamour entre les politiques et la « base » ; or, bien menée, l’action pour le tracé d’une route ou contre une décharge est une fantastique école de la citoyenneté active. Il faut la baliser, l’intérêt général a tout à y gagner. Mais il est stérile de donner l’impression de la contrôler ou de l’empêcher, en privilégiant son intérêt très particulier de mandataire. Eric Deffet (LESOIR.be)

mardi 10 juin 2008

journee europeenne des eoliennes

Journée européenne du vent ce dimancheA travers toute l’Europe. Dans la continuité du succès qu’a rencontré cet événement l’année dernière, l’EWEA (European Wind Energy Association) relance une campagne européenne visant à souligner les nombreux avantages de l’énergie éolienne – une source d’énergie locale, renouvelable et illimitée..
+ plus d'informations (toutes les activités)

Grande fête du Vent à Houyet ce 15 juinDimanche 15 juin, une fête 100% renouvelable :) de 7 à 77 ans.
Présentation des projets éoliens citoyens. Exposition de photos d’éoliennes par l’école de la Kask Hogent à Gand. Ateliers décoration de cerfs-volants, création, démonstration et initiation au vol, exposition en collaboration avec l’Atelier du Vent. Création ou exposition de girouettes, atelier cuisine sauvage, grimage, calèche.

+ de nombreux spectacles GRATUITS, plus d'informations
l'éolienne des enfants: www.vents-houyet.be

jeudi 5 juin 2008

Bernard Delville - Palme de l'Environnement 2008

5 juin 2008: Bernard Delville:
Lauréat de la Palme de l'Environnement 2008


Surtout connu pour son implication dans l'énergie éolienne. Cheville ouvrière de l'association Vents d'Houyet, il promeut un « éolien citoyen » et est à l'origine de « l'éolienne des enfants », première infrastructure du genre au monde dont les propriétaires sont des enfants. Ce serait toutefois une grave erreur de limiter son CV à ces faits d'armes éoliens. Depuis plusieurs décennies, en effet, Bernard delville conçoit, réalise et promeut très activement divers projets centrés sur les énergies renouvelables. On peut ainsi citer, parmi d'innombrables initiatives, une campagne d'électrification solaire chez les nomades de Mongolie ou encore une maison pilote avec murs en terre-bois et véranda en panneaux solaires photovoltaïques.
C'est donc l'ensemble d'un parcours citoyen exemplaire au service de l'environnement qu'Inter-Environnement a voulu récompenser à travers cette Palme.

Retrouvez Bernard Delville et Vents d'Houyet à
La Grande Fêtedu Vent, ce dimanche 15 juin à Mesnil l'église

Là où pousse l'éolienne des enfants
une fête 100% renouvelable :) de 7 à 77 ans,

le vent en bourse


Eolien : Un géant entré en bourse

Le quatrième opérateur mondial d’énergie éolienne, le portugais EDP Renovaveis, entre en Bourse aujourd’hui à Lisbonne pour tripler en cinq ans sa capacité de production forte à ce jour de 3 700 mégawatts.
EDP Renovaveis, filiale énergie renouvelable d’Energias de Portugal entre en bourse aujourd’hui à Lisbonne à l’occasion d’une levée de fonds de 1,6 milliard d’euros représentant 20% de la capitalisation de l’entreprise valorisée, au pris de 8 euros l’action, à 7,2 Md€. EDP Renovaveis, possède une capacité de production dans l’éolien de 3 700 mégawatts, la plaçant au quatrième rang des producteurs mondiaux d’énergie éolienne. Grâce à cette levée de fonds, l’entreprise entend financer le doublement de sa capacité d’ici à 2010 puis son triplement en 2012. EDP prévoit d’engager 6,2 Md€ d’investissements. Implanté dans la péninsule Ibérique, en France et aux Etats Unis l’opérateur entend poursuivre son développement en entrant sur de nouveaux marchés, le Brésil, la Pologne et la Belgique en l’occurrence.

(EDP est le bras financier de GreenWind en Belgique, après AirEnergy (qui partage les mêmes bureaux (;) vendu à au groupe Hollandais? le prochain pourrait être www.vents-houyet.be avec leur éolienne des enfants ?????? )

mardi 3 juin 2008

Les éoliennes en mer promises à un très bel avenir

En Europe, grâce à des pays comme le Danemark, l'Espagne et l'Allemagne, l'éolien onshore (terrestre) représente 30 % de la capacité de production d'électricité qui a été mise en service au cours des cinq dernières années. Toutefois, les réticences à l'implantation des éoliennes demeurent encore dans de nombreux pays, où les images d'Epinal ont la vie dure : hachoir à oiseaux, bruit, effet stroboscopique, avortement, on en passe et des meilleures... En conséquence, cette source d'énergie, bien que présentant un bilan environnemental des plus favorables, demeure encore persona non grata dans de nombreuses contrées.

Face à ce constat, les implantations en mer apportent une solution. Si l'énergie éolienne offshore reste encore anecdotique, elle cumule les avantages. Au-delà du fait que les zones marines permettent d'installer des machines encore plus puissantes (1), grâce à des statistiques de vent supérieures, tant en quantité qu'en régularité, son facteur de charge est sensiblement plus élevé. Christian Oeser, consultant au sein de l'activité Energie d'ALCIMED, souligne ainsi que '1 MW de capacité installée en offshore permet de générer en moyenne entre 3500 - 4000 MWh d'électricité par an. Ceci est un point fort par rapport à l'onshore dont la production annuelle d'électricité par MW installé se situe entre 2000 - 2500 MWh'.

Dans ce cadre, internationalement, plusieurs pays s'y sont déjà engagés : Allemagne, Belgique, Danemark, Etats-Unis, Irlande, Pays-Bas, Espagne, Royaume-Uni, France… Pour rester en Europe, dans les années à venir, la Grande Bretagne devrait voir la mise en place du plus grand parc éolien offshore du monde, doté d'une capacité comparable à celle d'un réacteur nucléaire (1 GW), tandis que l'Allemagne envisage d'installer environ 25 GW à proximité de ses côtes, d'ici 2030 (de quoi couvrir environ 15% de sa consommation annuelle d'électricité).

Cela dit, avant de parvenir à un véritable décollage des implantations en mer, il reste de nombreux obstacles à lever. Tout d'abord au niveau économique, puisque pour que l'éolien offshore devienne une source d'énergie compétitive, une importante diminution du coût des structures de support des éoliennes est nécessaire (les coûts du kWh offshore sont plus de deux fois supérieurs à ceux de l'éolien onshore). De même, les limites technico/économiques d'implantation des éoliennes se situent à environ 25 m de profondeur, une cote qui limite les implantations aux zones situées à proximité des côtes.

Dans ce contexte, pour ALCIMED, malgré un potentiel énorme, la capacité installée d'ici 2020 ne devrait pas dépasser 35 GW, ce qui constituerait, néanmoins, dans le paysage éolien actuel, une évolution très significative de la production d'électricité d'origine éolienne.
1- Quand les plus grandes éoliennes atteignent une capacité de 5 MW, avec des pales d'un diamètre de 120 mètres, les industriels travaillent à des aérogénérateurs deux fois plus puissants pour une implantation en mer.
2- ALCIMED est une société de conseil et d'aide à la décision. Elle traduit les avancées scientifiques et technologiques en positionnements stratégiques et en résultats économiques.

mercredi 23 avril 2008

Eoliennes - Carte blanche

Carte blanche Eoliennes, Bernard Delville de l'ASBL Vents-Houyet
l'initiateur de l'éolienne des enfants.

Partage du paysage, partage des richesses
http://www.vents-houyet.be/carte_blanche_eoliennes.html

(...) De tous temps et dans toutes les civilisations les grands travaux « à travers tout » de l’Etat (voies et canaux, aqueducs, urbanisation, murs et enceintes puis voies ferrées, autoroutes, électrification, adduction d’eau, oléoducs, épuration, zoning d’activités…), travaux utiles et nécessaires, ne demandent guère l’appréciation du quidam. Celui-ci d’ailleurs cautionne souvent les bouleversements car il y trouve son compte. Le paysage est ici un paysage politique façonné d’en haut pour le bien public.
Dans cet ordre d’idée on comprend la position du gouvernement wallon en terme d’implantation d’éoliennes : en privilégiant l’implantation de grands parcs, interférant malgré tout dans l’espace visuel des riverains, le choix est pragmatique : il vise à l‘efficacité immédiate, avec un paysage qui s’y accommode. Un paysage façonné par le POLITIQUE.

Hélas, le choix des sites n’est pas planifié à l’avance, il est laissé à l’appréciation des porteurs de projets, l’urbanisme pare au plus pressé, ce qui crée des télescopages entre plusieurs projets, l’un moins bon pouvant écarter l’autre, meilleur en terme de production brute. (...)

http://www.vents-houyet.be/carte_blanche_eoliennes.html

Bernard Delville

lundi 14 avril 2008

air energy = finance energy = bill energy

après Electrabel, c'est Airenergy qui nous quitte ;) (les poches remplies) en justifiant que le développement des éoliennes c'est du développement durable... oui, mais qui va payer en final ?

Air Energy: Eneco devient actionnaire majoritaire.
(CercleFinance.com) -

Le groupe Air Energy, spécialisé dans le développement de parcs éoliens en Belgique, annonce l'acquisition par Eneco d'une participation majoritaire dans son capital.

' Eneco a acquis, par l'intermédiaire de sa filiale Air Energy Holding NV , les participations des actionnaires fondateurs et administrateurs délégués, détenant 70,8% du capital social d'Air Energy. Par la suite, ces actionnaires ont réinvesti une partie des produits de la vente et ont acquis une participation conjointe de 15% dans Air Energy Holding NV ' précise le groupe.

Eneco a payé 39 euros par action en numéraire, offrant une prime de 75,28% par rapport au cours de clôture du 27 mars 2008.

Eneco lancera également une offre publique d'acquisition sur les actions restantes d'Air Energy.

' Grâce à cette acquisition, Eneco renforce encore sa part de marché dans le secteur des énergies éoliennes au nord-ouest de l'Europe, tandis qu'Air Energy gagne un partenaire sérieux disposant d'une expertise avérée au sein du marché de l'énergie éolienne ' précise le communiqué.

vendredi 4 avril 2008

L'éolien en Belgique et en Europe, en 2030


Dernier Rapport EWEA (Association Européenne de l'éolien)
The most powerful wind energy network (The European Wind Energy Association (EWEA) is the voice of the wind industry, actively promoting the utilisation of wind power in Europe and worldwide. It is ideally situated in the Renewable Energy House in Brussels ensuring close proximity to European decision makers.)
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mercredi 16 janvier 2008

lundi 31 décembre 2007

eolienne, un petit vent d'euphorie

Cette énergie verte bénéficie d'incitants tant nationaux qu'européens. En quelques années, la puissance installée a plus que doublé en Belgique. Et elle va encore fortement s'accroître avec la réalisation de projets en mer du Nord.

Regardez bien, les éoliennes sont partout : au bord des autoroutes, bientôt au large de la Côte belge et même dans les illustrations des rapports annuels de groupes comme Suez (maison-mère d'Electrabel) dont la principale source de production d'électricité est pourtant le nucléaire.

Impulsion majeure

Cet engouement pour cette énergie verte n'a rien d'étonnant : l'ex-vice-président américain Al Gore et sa mise en garde sur le réchauffement climatique y sont pour beaucoup. L'Europe a aussi donné une impulsion majeure en décidant de subsidier l'énergie renouvelable avec comme objectif d'atteindre une part de 20 pc en termes de production. Sans oublier tous les incitants qui existent au niveau national. Les préoccupations de réduction d'émissions de CO2 ont tout l'air de supplanter les critiques en termes de bruit et d'esthétique dont ces moulins à vent des temps moderne font l'objet.

En Belgique comme ailleurs, l'éolien a donc la cote auprès des producteurs qui sont parfois prêts à payer des prix astronomiques pour avoir leurs quotas.

A l'heure actuelle, le pays compte 185 turbines (dont 119 en Flandre) pour une capacité totale de 263 MW, selon les chiffres de l'ASBL "APERe". En termes de production totale d'électricité, cela reste une part infime (moins d'un pour cent). Mais la progression de l'éolien est bien là. Le secteur enregistre une croissance annuelle de 20 pc au niveau mondial. En Flandre, ce taux a même atteint 30 pc (un ralentissement est toutefois attendu en raison de la difficulté d'obtenir des permis et les retards pris dans la livraison du matériel).

Projets offshore

En 2004, la puissance installée était inférieure à 100 MW en Belgique. Elle pourrait frôler les 1 000 MW d'ici quelques années. Plusieurs projets en particulier "offshore" en cours vont, en effet, décupler la capacité de production de l'énergie du vent.

Trois concessions domaniales ont été accordées par l'ancien ministre fédéral de l'Energie, Marc Verwilghen (VLD), la puissance installée devant dépasser les 800 MW à l'horizon 2011.

Il y a notamment le projet C-Power dans lequel on retrouve la société publique wallonne Socofe. Si tout va bien, les premières pales commenceront à tourner en 2008. Ce qui est quand même trois ans plus tard que prévu. Et cela en raison des énormes difficultés techniques que comporte ce projet. On s'est rendu compte qu'il était impossible d'enfoncer les pieux dans le banc de sable prévu situé à 27 km au large de la côte.

Bien sûr, le prix de l'énergie a beau être à la hausse, un tel projet ne serait pas viable sans les aides publiques. Les subsides qui seront accordés, via le système des certificats verts, aux éoliennes en mer du Nord sont de 107 euros par MWh (soit un montant total de 300 millions d'euros par an après 2010). C'est plus que pour les éoliennes onshore, la valeur du certificat vert oscillant entre 65 et 100 € selon qu'on est en Flandre ou en Wallonie.

L'énergie éolienne a aussi bénéficié des innovations technologiques. Les éoliennes peuvent développer aujourd'hui jusqu'à 5 MW. Pour rappel, certaines turbines du parc éolien de Zeebrugge - qui fut le premier à être construit en Belgique en 1986 - développent une puissance de seulement 0,2 MW, soit dix fois moins que la norme minimum.

Enfin, il est frappant de noter que les investisseurs dans l'éolien viennent de tous les horizons : il y a des grands groupes comme Electrabel, des jeunes entrepreneurs comme Air Energy, des coopératives comme les Vents d'Houyet, des entreprises comme Colruyt ou encore des partenaires publics comme les intercommunales.

AvC, Mis en ligne le 31/12/2007

mardi 4 décembre 2007

Antartique energies renouvelables

L'Antartique est l'un des endroits les plus vulnérables aux changements de l'environnement.
Un choix contestable de la part de scientifiques qui étudient les espaces naturels vierges et les impacts du changement climatique.

La Belgique, elle récemment envoyé une station polaire entièrement alimentée aux énergies renouvelables. (merci Alain Hubert)

Le développement de l'énergie éolienne en Antartique a notamment nécessité une évaluation de la durabilité de la couche de glace, ainsi qu'une réorganisation de l'utilisation énergétique par les stations de recherche, en fonction de la présence du vent.

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samedi 1 décembre 2007

éoliennes individuelles ou éoliennes industrielles ?

Une étude a analysé les performances de trois des éoliennes individuelles les plus communes à Manchester et Portsmouth en Angleterre et à Wick en Ecosse.

Dans la plupart des cas une quantité plus importante de dioxyde de carbone est émise au cours de la fabrication, de l’installation et de la maintenance des micro-éoliennes que celle qui est économisée par la production d’une électricité « écologique » au cours de la durée de vie de la micro-éolienne.

Ces études ont montré que selon la localisation de la micro-éolienne, la période de temps nécessaire pour que les émissions de dioxyde de carbone émises pendant le processus de fabrication soient compensées était très variable. Ainsi pour certains endroits il faut quelques mois et pour d’autres une telle compensation n’a jamais lieu. (d’après l’étude).


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